Ursula Le Guin, « Lavinia »

7 janvier 2019

LeGuin-Lavinia

Référence : Ursula Le Guin, Lavinia, États-Unis, Harcourt, 2008 (édition lue : réédition chez Orion Books, apparemment en 2010).

Quatrième de couverture de la traduction chez L’Atalante

« Comme Hélène de Sparte j’ai causé une guerre. La sienne, ce fut en se laissant prendre par les hommes qui la voulaient ; la mienne, en refusant d’être donnée, d’être prise, en choisissant mon homme et mon destin. L’homme était illustre, le destin obscur : un bon équilibre.

Dans l’Énéide, Virgile ne la cite qu’une fois. Jamais il ne lui donne la parole. Prise dans les filets du poète qui n’écrira l’épopée des origines de Rome que des siècles plus tard et sans avoir le temps de l’achever avant sa mort, Lavinia transforme sa condition en destin. De ce qui sera écrit elle fait une vie de son choix. Et cela dans la douceur amère et la passion maîtrisée que suscite son improbable position : elle se veut libre mais tout est dit.

Lavinia a obtenu le Locus Award 2009, le prix de la plus prestigieuse revue américaine consacrée au domaine de l’imaginaire. »

Mon avis

Lavinia se destine d’abord aux amoureux et amoureuses de mythologie romaine. C’est à la fois une réécriture, une préquelle, une suite et un commentaire à l’épopée de Virgile l’Énéide, qui relate le voyage d’Énée (noble troyen, fils d’Aphrodite, apparaissant dans l’Iliade, puis devenu l’ancêtre des Romains dans leur propagande) jusqu’en Italie, dans le Latium, où ses descendants fonderont Rome.

Lavinia est l’épouse que le roi des Latins, Latinus, donne à Énée et qui devient le prétexte à la guerre entre les réfugiés troyens et les Rutules menés par Turnus, qui les rejette et convoite Lavinia. Lavinia elle-même n’a à peu près aucune existence chez Virgile : ce n’est guère qu’un nom et elle ne parle jamais. Le Guin réussit le tour de force d’écrire une autre version des mêmes événements vus par Lavinia et d’en faire un personnage à la fois doux et très fort, un catalyseur des changements qui se produisent dans le Latium. La première page pose d’emblée le ton : Lavinia mène une vie paisible rythmée par les saisons, les travaux agricoles, les tâches domestiques et surtout la vie religieuse des Latins. Lavinia passe le plus clair de son temps en compagnie de ses servantes et de son père vieillissant, qui lui apprend les rites ancestraux et se rend régulièrement avec elle dans une caverne sacrée. Leur vie paisible va se trouver menacée par l’attitude conquérante de Turnus, qui convoite Lavinia avec l’accord de la mère de cette dernière, puis par l’arrivée des réfugiés troyens. Lavinia voit d’un œil peu convaincu les jeux de pouvoir dont elle devient l’enjeu Elle n’a aucune envie particulière de se marier, ni avec Turnus, qu’elle n’apprécie pas, ni avec Énée, qui n’est qu’un inconnu.

Le roman révèle très vite une grande profondeur par les multiples reprises et reconfigurations d’informations qu’il puise dans l’épopée antique, tout en la commentant pour en dénoncer les travers, notamment dans l’évocation des hommes et de la guerre. Virgile lui-même, bien qu’il ait vécu des siècles après l’époque à laquelle est supposée se dérouler le mythe, est présent aussi à travers des visions prémonitoires de Lavinia qui ménagent une lecture explicitement métalittéraire de l’histoire. Lavinia est consciente de son inexistence dans l’épopée future de Virgile, mais ce dernier n’est lui-même qu’une vision fragile, le fantôme futur d’un homme mourant qui s’efforce de terminer l’Énéide. Lavinia se trouve ainsi en position de corriger Virgile, qui n’est lui-même pas satisfait de son poème. C’est un moyen élégant pour Le Guin d’extraire les événements de l’épopée tout en en désamorçant l’aspect épique, afin de parvenir à un résultat complètement différent du poème antique qui lui sert de base.

Dois-je ajouter que Le Guin, qui a découvert le latin sur le tard, déploie une capacité extraordinaire à se documenter et signe là l’une des évocations les plus riches et les plus crédibles de la religiosité et de l’état d’esprit des Latins qu’il m’ait été donné l’occasion de lire, le tout avec une plume limpide et sans ventres mous encyclopédiques ?

Lavinia est pour ainsi dire un chef-d’œuvre posé. C’est un roman féministe, mais dont le personnage principal ne répond pas du tout à l’image du « personnage féminin fort » (lire : souvent passé au tamis de valeurs masculines guerrières et conflictuelles) qu’on a tendance à privilégier dans la fantasy actuelle. C’est un roman de formation, mais dont les étapes demeurent subtiles, bien loin des canevas tout faits du voyage du héros ou de l’héroïne. C’est une réécriture d’une épopée qui en dénonce les aspects les plus guerriers, mais sans que cette dénonciation soit avancée à gros sabots. C’est un livre subtil, fin et ferme à la fois, fort jusque dans sa réserve, à l’image de son personnage principal.

J’ai eu la chance de découvrir l’Énéide très jeune, par des réécritures pour la jeunesse (les Contes et récits tirés de l’Énéide), puis de la lire en traduction avant de l’étudier en VO. Je pense qu’on a une lecture complètement différente de Lavinia selon qu’on connaît déjà un peu l’histoire de l’Énéide ou non. J’ai tendance à croire qu’on en profite mieux dans le premier cas, mais je serais très curieux de lire des avis de gens qui auraient lu Lavinia sans connaître du tout l’Énéide.

La réédition que j’ai lue chez Orion Books adopte une couverture montrant Lavinia de trois quarts dos avec une « catchphrase » plus ou moins bienvenue qui peut laisser craindre un roman à l’eau de rose. Le simple nom de l’auteure devrait suffire à rassurer, mais ce n’est clairement pas la couverture la plus inspirée pour ce roman. Lavinia a par bonheur connu de nombreuses éditions différentes en anglais.

Si vous voulez lire Lavinia en français, vous pouvez vous procurer sa traduction par Marie Surgers parue chez L’Atalante. Traduction qu’aucune collection de poche n’a encore rééditée à l’heure où j’écris, ce qui est stupide puisque ce roman est un classique et devrait être disponible en poche. L’œuvre de Le Guin est à mes yeux peu et mal éditée en France par rapport à son importance dans les littératures de l’imaginaire américaines, qui lui donne droit outre-Atlantique à un nombre d’éditions beaucoup plus important (et mérité).

Dans le même genre…

Lavinia n’est pas le seul personnage mythologique ou épique dont l’histoire ait été réimaginée sous un angle nouveau. J’en connais au moins deux autres exemples littéraires. L’Odyssée de Pénélope (The Penelopiad) de Margaret Atwood (la célèbre auteure de La servante écarlate), est parue en 2005, trois ans avant le roman de Le Guin, et se démarque de l’intrigue de l’Odyssée en la présentant du point de vue de Pénélope. Je l’ai lu quelque temps après le roman de Le Guin et il m’a moins convaincu, sans être mauvais. Plus récemment, Madeline Miller, qui s’est fait connaître avec Le Chant d’Achille (The Song of Achilles) où elle redisait l’histoire d’Achille d’après l’Iliade en donnant une large part à sa relation avec Patrocle, a publié cette année Circé, qui imagine la vie de la fameuse enchanteresse avant, pendant et après son apparition dans l’Odyssée. Je n’ai pas lu ces deux romans pour le moment, mais quelque chose me dit qu’en dépit de leurs points communs, ils adoptent des approches assez différentes.

Au cinéma, et cette fois dans le domaine de la mythologie indienne, l’épopée du Ramayana a donné lieu à une drôlissime et virtuose « réécriture » avec le film d’animation Sita chante le blues (Sita Sings the Blues) réalisé par l’Américaine Nina Paley en 2009 et dans laquelle c’est le personnage de Sita, victime et enjeu davantage qu’héroïne dans l’épopée hindoue du Ramayana, qui devient le personnage principal et met en évidence le sexisme de l’univers patriarcal où elle évolue.

Du côté de la bande dessinée, je pense à Médée, autobiographie de la sorcière mythique scénarisée par Blandine Le Callet et dessinée par Nancy Peña, en cours de parution chez Casterman depuis 2013 (mise à jour en novembre 2019 : la série est désormais terminée, en quatre tomes, et j’en dis tout le bien que j’en pense dans ce billet). Là encore, il s’agit d’affirmer la voix d’un personnage féminin qui redit, avec son point de vue propre, des mythes célèbres mais jusqu’à présent racontés dans d’autres perspectives. Les trois tomes que j’ai lus pour le moment sont remplis de choix intelligents et le dessin aussi épuré en apparence que fourmillant de détails (dans la colorisation surtout) en pratique. L’histoire va dans le sens d’une historicisation du mythe très à la mode de nos jours (comme dans L’Âge de bronze d’Eric Shanower sur la guerre de Troie, par exemple).

J’ai d’abord publié cet avis sur le forum Le Coin des lecteurs le 11 décembre 2018 avant de le reprendre et de l’étoffer pour le publier ici.


Virgile, « L’Énéide »

23 novembre 2012

Ceci est une présentation d’un grand classique. Si vous n’y connaissez rien, restez, c’est fait pour !

Présentation de l’intrigue

La guerre de Troie s’est terminée avec la prise de la ville par les Achéens grâce à la ruse du cheval de bois. Les Achéens se répandent dans Ilion pendant la nuit, menés par Ulysse, Diomède et Néoptolème, le brutal fils d’Achille. La lignée de Priam s’éteint, les héros troyens sont massacrés, tous les héritiers du trône tués, les femmes sont emmenées en esclavage. La grandeur de Troie est anéantie… complètement ? Non, car une poignée de survivants, menée par le prince troyen Énée, fils d’Anchise et de la déesse Vénus, parvient à échapper au massacre et prend la mer en quête d’un pays où fonder une nouvelle Troie. Les destins sont de leur côté, et ils bénéficient de la protection de Vénus, mais ils sont poursuivis par la haine de Junon, qui a toujours détesté Troie.

La nouvelle Troie dont rêvent Énée et ses compagnons, c’est en Italie qu’ils vont la fonder, et les descendants d’Énée et de son fils Ascagne deviendront les fondateurs de Rome.

L’épopée commence lorsque la flotte d’Énée parvient aux rives de Carthage, où la reine Didon accueille favorablement les derniers Troyens et presse Énée de lui raconter son histoire. Il relate alors la prise de Troie et le long voyage qui l’a mené jusque là. Didon est très bien disposée envers Énée… un peu trop bien pour son propre bien. La séparation entre Énée et Didon devient l’origine lointaine de la haine tenace entre la future Rome et le puissant royaume de Carthage. Énée doit alors poursuivre son voyage incertain.

Mais lorsqu’il parvient finalement en Italie, Énée est loin d’être au bout de ses peines : il doit se faire accepter des populations locales, alors que Junon fait tout pour semer la discorde entre les Troyens et les Rutules, le peuple belliqueux mené par le farouche chef de guerre Turnus. La guerre est bientôt inévitable… Il n’est pas facile de fonder Rome !

Mon avis

Difficile de parler objectivement de cette épopée, qui est l’une de mes œuvres classiques préférées ! Je suis tombé dedans tout petit, grâce aux Contes et récits tirés de l’Énéide (alors édités dans la collection Pocket), qui sont un bon moyen de faire découvrir l’histoire aux plus jeunes ou à tous ceux que l’épopée elle-même intimide un peu. Par la suite, j’ai lu l’œuvre elle-même en traduction et j’ai eu l’occasion de travailler dessus en classe. Mais vraiment, je pense qu’il n’y a pas besoin d’un cours pour se plonger dans l’Énéide : une bonne édition avec quelques notes suffit (pour comprendre les principales allusions aux peuples ou les noms alternatifs des dieux).

Si vous avez aimé l’Iliade et l’Odyssée d’Homère, ou au moins l’une des deux, vous ne pourrez qu’aimer l’Énéide.

D’abord parce que l’Énéide prend la suite directe de ces deux épopées, et qu’Énée raconte enfin la chute de Troie, qui n’est pas décrite en détail chez Homère.

Ensuite, on dit souvent que l’Énéide est une Odyssée suivie d’une Iliade : toute la première moitié décrit le voyage d’Énée depuis Troie jusqu’en Italie, tandis que la seconde moitié raconte la façon dont il fonde sa ville et doit la protéger contre les menées de Junon et des Rutules. La partie « voyage » comprend plusieurs épisodes merveilleux proches de ce qu’on trouve dans les voyages d’Ulysse, mais chaque fois avec des variations et des innovations. La seconde moitié contient aussi quelques éléments merveilleux, mais plus discrets, qui prennent plutôt la forme de présages ou de miracles ponctuels accomplis par les dieux.

Le grand intérêt de l’Énéide par rapport à l’Iliade et à l’Odyssée, c’est que c’est un univers à mi chemin entre la mythologie et l’histoire. On sort du cycle de la guerre de Troie, il y a les dieux, des créatures merveilleuses, des oracles, etc. et en même temps tout ce que fait Énée pose les bases de l’histoire antique réelle, celle de l’empire romain et de ses rivalités avec les empires voisins (typiquement Carthage).

Évidemment, cela tient au contexte dans lequel l’Énéide a été composée : c’est une « commande » d’Auguste, le premier empereur romain (à la fin du Ier siècle av. J.-C.), et toute l’épopée exalte la grandeur de Rome et la venue future de l’empereur. Il faut prendre cela avec recul : Rome avait évidemment tout intérêt à se présenter comme l’héritière directe de Troie (pourquoi de Troie et pas des Grecs ? parce que les Troyens ont toujours eu meilleure réputation dans l’histoire : chez Homère, le Troyen Hector est le héros « civilisé » par excellence, par opposition à Achille, qui est peut-être un héros mais qui est aussi une brute). Vous pourrez trouver plus d’informations là-dessus sur Wikipédia, ou dans un manuel de littérature latine, ou dans n’importe quelle bonne édition de l’Énéide.

La collection « Contes et légendes » est une vieille collection jeunesse et une valeur sûre pour une première plongée dans l’univers de la mythologie classique – et dans les autres mythologies du monde aussi.

Quelle traduction ?

La langue de Virgile est une langue poétique – forcément – qui s’inspire d’Homère et des autres épopées composées plus tard (à l’époque alexandrine), mais a sa saveur propre. On peut aimer ou non : l’essentiel est de trouver une traduction qui vous paraisse accessible. Comme souvent, il y a pas mal de traductions en prose (comme pour Homère), mais il en existe aussi en vers. Je ne connais pas très bien quelles traductions circulent actuellement, mais ça vaut le coup d’en comparer plusieurs pour prendre celle qui vous plaît le mieux.

L’Énéide est très facile à trouver en poche, il en existe des éditions chez à peu près tous les grands éditeurs de classiques : Folio, Livre de poche, GF… attention à ne pas confondre avec des éditions abrégées ou des recueils d’extraits.La traduction dans laquelle j’ai découvert l’épopée était celle de Jacques Perret, réalisée pour la Collection des universités de France (aux Belles Lettres, la collection des éditions scientifiques de référence des textes antiques) et rééditée chez Gallimard en Folio.

Parmi les traductions que je ne connais pas, ou beaucoup moins bien : en GF, il y a la traduction de Maurice Rat, et aussi une traduction de Philippe Heuzé chez Ellipses. Dans le genre « beaux livres très chers », il y a la traduction de Marc Chouet pour l’édition en deux gros volumes illustrés de tableaux classiques chez Diane de Selliers (mais à moins d’avoir des genoux en bronze ou un lutrin du même matériau à portée de la main, ça ne doit pas être très facile de le lire vraiment).

Une traduction plus connue est celle de Pierre Klossowski (parue chez Gallimard en 1964 selon Wikipédia) : une traduction audacieuse, qui se modèle sur la syntaxe latine et emploie mots anciens, mots récents pris dans des sens peu connus, etc. Si c’est bien celle que je me souviens d’avoir eu un peu en main, ce n’est sans doute pas la meilleure traduction pour qui découvre complètement Virgile, mais, quand on connaît déjà un peu l’épopée, c’est une œuvre de traduction vraiment intéressante (quoi qu’on pense de la démarche et de son degré de réussite), un peu comme la traduction de Pindare par Jean-Paul Savignac chez La Différence.

Il vient de paraître (en novembre 2012) une nouvelle traduction par l’antiquisant et historien Paul Veyne (auteur d’ouvrage importants sur la littérature et l’histoire antiques, dont L’élégie érotique romaine, Les Grecs ont-ils cru à leurs mythes ? ou L’empire gréco-romain), éditée chez Albin Michel en grand format. C’est une traduction en prose qui se veut manifestement accessible à un large public ; elle est fondée sur le texte latin de l’édition de la Collection des universités de France, et, avec un traducteur pareil, elle doit être fiable. Elle est précédée d’une courte préface de Paul Veyne et accompagnée de notes par Hélène Monsacré. Inconvénient principal de cette édition au premier regard : la couverture est hideuse (et kitschissime). Je ne sais pas ce qui a pris à l’éditeur… J’espère qu’il y aura une réédition en poche dans quelque temps, ou au moins quelque chose sous une couverture d’un meilleur goût.

Si vous voulez jeter un œil sur Internet avant d’aller en librairie, on trouve aussi plusieurs traductions en ligne, par exemple sur Wikisource. Attention : comme souvent, ce sont des traductions plus anciennes, qui risquent d’être parfois moins accessibles ou quelque peu éloignées du texte.

Heureusement qu’il ne faut pas juger un livre à sa couverture…

Des livres qui s’inspirent de l’Énéide

Pas mal de livres s’inspirent de l’Énéide, notamment en fantasy :

– Le roman Lavinia d’Ursula Le Guin raconte les événements du point de vue de Lavinia, qu’Énée épouse dans l’Énéide mais qui n’y joue qu’un rôle mineur. Le Guin a donc imaginé d’approfondir ce personnage négligé dans une version différente de l’épopée. J’en ai plutôt entendu du bien, mais je ne l’ai pas encore lu. Mise à jour en janvier 2019 : je l’ai enfin lu et il est excellent. J’en parle sur le billet qui lui est consacré.

– La trilogie du Latium de Thomas Burnett Swann met notamment en scène Énée et Ascagne pendant leur séjour chez Didon à Carthage… mais dans une version plus « fantasy ». C’est du « merveilleux tranquille » (pas énormément de combats et de guerres), mais l’histoire a malgré tout ses côtés sombres ; simplement, c’est plus une atmosphère de « conte mythologique » que de l’action à tout va façon Gemmell ou Howard.

– En bande dessinée, la BD Le Dernier Troyen, scénarisée par Valérie Mangin et dessinée par Thierry Démarez, s’inspire (très très) librement des aventures d’Énée. Elle fait partie de l’univers des Chroniques de l’Antiquité galactique, qui transpose la mythologie gréco-romaine en space opera. Ce cycle m’a un peu déçu, je ne suis pas allé jusqu’au bout. Personnellement, je préfère à tout point de vue le premier cycle dans cet univers, Le Fléau des dieux, consacré à l’affrontement entre Rome et les Huns d’Attila… dans l’espâââce ! Sans rire, c’est magnifique et il y a plus d’un rebondissement savoureux dans l’intrigue.

Message posté sur le forum Le Coin des lecteurs le 23 juin 2012, rebricolé et augmenté depuis.