Youssouf Tata Cissé et Wa Kamissoko, « La grande geste du Mali »

CisseKamissokoGrandeGesteDuMali

Couvertures de la réédition de 2000/2009.

Référence : Youssouf Tata Cissé et Wâ Kamissoko, La grande geste du Mali, Paris, Karthala et ARSAN (Association pour la recherche scientifique en Afrique noire). Le tome 1, Des origines à la fondation de l’empire, est paru à ma connaissance en 1988 puis a été réédité en 2000 (sans le cahier photos et avec une image de couverture différente) et compte 430 pages dans sa réédition. Le tome 2, Soundiata, la gloire du Mali. La grande geste du Mali, tome 2, est paru en 1991 puis a été réédité en 2009 et compte 300 pages dans sa réédition.

Précision : les noms de personnages et de lieux de l’épopée varient parfois selon les variantes de l’épopée, les conventions de transcription des ouvrages et l’époque de leur parution (ainsi, D. T. Niane appelle l’ennemi de Soundiata « Soumaoro » tandis que Cissé et Kamissoko écrivent son nom « Soumaworo »). Il ne faut donc pas s’étonner de ces légères divergences.

Il y a quelques mois, j’avais présenté ici Soundiata ou l’épopée mandingue de D. T. Niane, un petit livre important puisque c’est lui qui, à partir de sa parution en 1960, a permis de faire connaître l’épopée ouest-africaine de Soundiata à un lectorat francophone, dans et hors d’Afrique. L’épopée de Soundiata est une épopée orale relatant une version en partie légendaire de la vie de Soundiata Keïta, roi mandingue d’Afrique de l’Ouest ayant vécu au XIIIe siècle et fondateur du royaume couramment appelé l’empire mandingue, empire du Manden ou encore empire du Mali, du nom du principal pays sur lequel il s’étendait. Dans le billet que je consacrais à ce livre, je disais tout l’intérêt et toute la curiosité qu’avait suscités en moi la lecture de ce livre, et la légère frustration que j’avais ressentie à voir une épopée si ample racontée en si peu de mots.

Le moins que l’on puisse dire est que La grande geste du Mali était le livre idéal à lire après celui de D. T. Niane. C’est une version incomparablement plus riche de l’épopée de Soundiata, et c’est aussi une mine, un trésor, un monument, une superbe découverte qui m’a beaucoup marqué et que j’ai plaisir à partager maintenant ici, car l’univers de l’épopée de Soundiata et des épopées africaines en général vaut très largement la peine d’être connu.

Un ouvrage foisonnant

Si vous ignorez encore tout de l’épopée de Soundiata, mieux vaut commencer par un livre plus petit et plus accessible, par exemple celui de D. T. Niane (voire par l’article de l’épopée sur Wikipédia, tout simplement). Si vous en connaissez déjà les grandes lignes, en revanche, il est temps de plonger dans le livre de Cissé et Kamissoko.

En effet, les deux livres ne sont pas destinés au même public et se complètent bien à toutes sortes d’égards.

Le livre de D. T. Niane est court et bon marché, et il présente une version très simplifiée de l’épopée de Soundiata sous une forme assez claire pour être accessible à un large public, notamment aux enfants ; les quelques notes de bas de page se contentent d’expliquer quelques mots et notions liés à la culture mandingue, mais ne vont pas plus loin que ce qui est nécessaire pour comprendre l’histoire. En outre, ce livre n’est pas une édition scientifique d’une version de l’épopée. L’épopée de Soundiata étant une épopée orale, dont il existe donc de nombreuses variantes différentes selon les traditions dont sont porteurs les griots de telle ou telle région, une édition scientifique d’une de ces variantes implique, de nos jours, qu’un ou plusieurs universitaires travaillent avec des griots et transcrivent leurs paroles aussi fidèlement que possible (on va même jusqu’à les enregistrer, quand les griots sont d’accord). Mais au temps où D. T. Niane écrivait, ce protocole scientifique était loin d’être aussi développé, rigoureux et systématique qu’il l’est de nos jours. Niane n’a donc pas fait ce travail : son travail à lui était autant celui d’un écrivain que d’un historien. Il s’est inspiré du récit d’un griot guinéen, Mamadou Kouyaté, qu’il est allé écouter dans la région de Siguiri, et il a ensuite écrit un texte qui s’efforce de rester assez proche du style de la parole du griot, mais qui adopte la forme d’un récit continu, à la façon d’un conte.

La grande geste du Mali, de son côté, avec ses deux tomes épais, se destine à un public de chercheurs, les étudiants et les curieux ayant plutôt intérêt à aller le consulter ou l’emprunter en bibliothèque à moins d’avoir les moyens de se l’offrir (ou de se le faire offrir). Ce livre a été publié près de trente ans après celui de Niane (en 1988-1991), à un moment où l’importance du rôle des griots et des traditionnistes africains commence à être reconnue par les chercheurs et les universitaires, que ce soit en Afrique ou ailleurs. Ce livre se fonde sur le travail commun étroit entre un chercheur malien, Youssouf Tata Cissé, et un griot et traditionniste malien, Wâ Kamissoko. Pour employer les catégories malinkés, Wâ Kamissoko est un djéli (un maître de la parole) mais il fait partie des griots les plus doués et de ceux qui connaissent à fond les détails et les interprétations érudites du savoir oral, ce qui lui vaut d’être qualifié aussi de nwâra (grand maître). Pour la culture entièrement orale qui est celle des griots, le passage de l’oral à l’écrit ne va pas du tout de soi (je suppose que c’est un peu comme si on me demandait à moi de faire l’inverse). Certains griots s’y opposent complètement, ou se limitent dans leurs propos, ou encore mentent, lorsqu’ils savent que leurs paroles seront enregistrées ou consignées par écrit. Mais Wâ Kamissoko ne fait pas partie de ceux-là, car il s’est rapidement persuadé de l’intérêt qu’il y avait à recourir à l’écrit pour préserver son savoir en plus des vecteurs habituels de la culture orale. La longue amitié qui l’unit à Youssouf Tata Cissé a rendu possible un travail énorme d’enregistrement et de transcription des traditions orales mandingues dont il était dépositaire. Outre une préface et un avant-propos, ce livre consiste donc avant tout en une transcription exacte ou quasi exacte de la parole du griot qu’est Wâ Kamissoko, qui est autant l’auteur du livre que le savant qui l’a transcrit, traduit en français et commenté.

La grande geste du Mali offre aussi l’énorme avantage (au moins pour les étudiants et chercheurs) d’être une édition presque bilingue. Bilingue, car le premier tome inclut la transcription des paroles de Wâ Kamissoko, qui parle en malinké, sur les pages de gauche, les pages de droite donnant la traduction française par Youssouf Tata Cissé. Mais presque bilingue seulement, car le second tome, pour des raisons éditoriales, ne donne que la traduction : il est très dommage que l’éditeur, qui a pourtant publié nombre de livres sur les cultures africaines, n’ait pas eu le courage d’aller jusqu’au bout du parti pris de départ, les ouvrages bilingues malinké-français n’étant pas exactement légion. Cissé inclut toutefois de nombreuses expressions malinkés d’origine entre parenthèses dans le tome 2 pour tous les mots, notions ou phrases qu’il juge importants.

Le livre contient aussi, à la fin de chaque tome, un chapitre « Questions-réponses » qui est la transcription d’une partie des sessions des colloques qui ont réuni pour la première fois des universitaires (européens et africains) et des griots traditionnistes à Bamako en 1975 et 1976 sur des questions d’histoire de l’Afrique médiévale et du genre de l’épopée. Ces échanges sont l’occasion, pour les historiens, d’interroger les griots sur nombre de points de détail qui ne sont souvent que partiellement exposés, voire effleurés ou omis, dans les « performances » orales de l’épopée.

Pour le reste, les deux tomes offrent tout ce qu’on peut attendre d’un ouvrage de recherche : annexes, cartes et figures, bibliographies, tables des matières détaillées, index, il n’y a pas à se plaindre sur ce plan et ces outils indispensables permettent de profiter au mieux de l’extraordinaire richesse de cet ouvrage. Si vous vous y perdez encore un peu parmi les différents personnages, l’index vous permettra de retrouver facilement les précédents passages qui le mentionnaient ou de vous orienter parmi ses différents noms. Si vous désirez plutôt vérifier si un lieu, une notion, un animal ou une figure mythologique donnés sont évoqués ailleurs, l’index facilitera grandement les recherches de détail. Un seul détail frustrant se trouve dans les notes de bas de page, car si certaines sont données à la fois en malinké et en français, d’autres ne figurent qu’en malinké ou qu’en français ; il aurait été préférable de les donner systématiquement dans les deux langues. Des chercheurs spécialisés pourraient aussi commenter le système de transcription choisi pour le malinké ou d’autres aspects pointus de ce genre, mais je n’y connais rien.

Soundiata raconté par Wâ Kamissoko

 Un lectorat européen ou américain s’imaginera sans doute une épopée comme un récit de fiction continu, et c’est d’ailleurs la forme adoptée par D. T. Niane dans son livre. La lecture de La grande geste du Mali montre au contraire à quel point une « performance » de griot est tout sauf une simple récitation statique. C’est bien plutôt un dialogue constant  entre le griot et son public (limité ici à Youssouf Tata Cissé). Le contenu même de la variante qui est racontée, tout comme sa durée et son niveau de détail, est modifié et conditionné par les circonstances de la séance et s’adapte au public. Le fait que Youssouf Tata Cissé soit un ami de longue date de Wâ Kamissoko et ait une connaissance approfondie de la culture de la région du Manden permettent à Wâ de fournir à son interlocuteur des détails et des commentaires érudits qu’il n’aurait manifestement pas révélés au premier venu. En outre, Wâ inclut dans son récit des allusions à la généalogie de Youssouf Tata Cissé (« Cissé » étant à l’origine le nom d’un des clans du Manden). Autre aspect surprenant, le propos de Wâ Kamissoko ne se limite nullement à un simple récit de fiction, mais comprend des réflexions et des allusions historiques, des considérations morales et philosophiques, des explications rattachant tel ou tel événement à la géographie passée ou actuelle du Mali et des pays environnants, des étymologies, de nombreux détails sur tel ou tel vêtement, objet, coutume, loi ou usage, etc.

À lire d’autres livres sur les épopées ouest-africaines (comme celui de Kesteloot et Dieng dont je parlerai plus bas), on se rend compte que tout cela fait pleinement partie des conventions du genre épique dans cette partie du monde. Au départ,  cela peut être un peu frustrant, quand on a en tête des épopées européennes que nous ne connaissons que sous forme écrite, comme l’Iliade ou l’Odyssée ou Beowulf, et qui consistent uniquement en une fiction continue : on a l’impression que le griot s’arrête souvent de raconter et que cela « rompt le charme », en quelque sorte. Mais on s’y habitue peu à peu, et on se rend compte qu’il s’agit simplement d’une façon différente de faire vivre un passé légendaire commun partagé par le griot et son public. Le jeu des allusions, des allers et retours entre le passé lointain et légendaire et le présent de la réalité quotidienne font exister le passé aussi sûrement qu’une narration classique. De plus, les multiples digressions apparentes permettent au griot de ménager toutes sortes d’explications sur le sens qu’il donne à la matière épique et de faire allusion à énormément d’autres événements du passé légendaire concernant les vies de tel ou tel personnage secondaire, la généalogie de tel clan, ou plus rarement telle ou telle divinité.

 La variante de l’épopée présentée ici par Wâ Kamissoko est, dans les grandes lignes, relativement proche de celle écrite par D. T. Niane. Mais, bien souvent, la ressemblance s’arrête là. Des noms de personnages et des généalogies changent, certains événements significatifs diffèrent (par exemple les motivations de Dô Kamissa ou de Soumaoro Kanté, ou les circonstances de la mort de Soundiata). Et surtout, le récit de Wâ Kamissoko, en plus d’être incroyablement plus riche que celui de Niane, emprunte explicitement des directions différentes afin de conférer un sens différent au parcours de Soundiata et à son action, et par là à son épopée en général. Bien entendu, les grandes différences entre les deux variantes s’expliquent d’abord par le fait que Wâ Kamissoko et Mamadou Kouyaté (le griot sur lequel se fonde le livre de Niane) représentent deux traditions, deux « écoles » de griots différentes. Mais au delà de cela, j’ai eu l’impression qu’il y avait bel et bien une autorité d’auteur à l’œuvre dans chacune de ces variantes. Wâ Kamissoko s’étend délibérément davantage sur certains épisodes que sur d’autres, il approfondit les personnalités des grandes figures de l’épopée, et il insiste explicitement sur certains aspects de l’action politique de Soundiata.

Ainsi, là où le récit de Niane était avant tout l’histoire de l’ascension de Soundiata en tant que chef de guerre et s’arrêtait peu après la fondation de l’empire, le récit de Wâ Kamissoko remonte aux origines de la lignée de Soundiata, consacre un peu moins de place à ses exploits guerriers et aux étapes de la guerre, mais s’étend davantage sur la naissance et l’enfance de Soundiata et sur son règne après sa victoire sur Soumaworo. Soumaworo lui-même change du tout au tout entre la version de Niane et celle de Kamissoko : chez Niane, il était l’archétype du roi-sorcier cruel et maléfique, tandis que la variante de Kamissoko est bien plus nuancée. En effet, Wâ Kamissoko explique l’hostilité de Soumaworo envers le Manden par une rebuffade qu’il a essuyée lorsqu’il a voulu venir en aide à son pays : Soumaworo, simple fils de forgeron, a voulu lutter contre la pratique de l’esclavage entre Noirs au Manden, mais on lui a renvoyé à la figure la modestie de ses origines sociales en lui intimant de ne pas se mêler de politique (ce à quoi il réagit en s’exilant et en rassemblant une armée). Par ailleurs, Wâ Kamissoko fait de Soundiata un souverain éclairé qui s’oppose lui aussi à la pratique de l’esclavage entre Noirs au Manden, et qui est le premier à l’abolir sur tous les territoires qu’il conquiert et intègre à son empire ; le récit de D. T. Niane ne disait rien de cet aspect, bien que les deux variantes fassent coïncider la fondation de l’empire de Soundiata avec l’élaboration de la « charte du Manden » qui pose les bases des droits humains en Afrique. Enfin, les figures féminines comme Dô Kamissa (la femme-buffle) ou sa réincarnation Sogolon Kondé, mère de Soundiata, sont aussi davantage détaillées ; déjà marquantes dans la version de Niane, elles gagnent encore en grandeur dans celle de Kamissoko.

À ces variantes et à ces nombreuses nuances, rendues possibles par la plus grande longueur de l’ensemble et par les analyses que Wâ Kamissoko intègre à sa « performance » épique, viennent s’ajouter de multiples épisodes secondaires détaillant l’histoire de tel clan ou de telle grande figure de l’épopée, en particulier Tiramakhan Traoré et Fakoli Doumbia, les deux principaux généraux de Soundiata. Le tome 2 relate la suite des événements jusqu’à la mort de Soundiata et bien après (à savoir les troubles politiques et militaires de l’interrègne jusqu’à ce que l’empire retrouve un souverain stable), une période que la version de D. T. Niane n’abordait pas du tout. Des mythes ouest-africains distincts de l’épopée de Soundiata sont aussi présents par des épisodes courts ou des allusions, par exemple le royaume du Wagadou et le serpent Bida. Les sections « questions-réponses » sont souvent le lieu où des chercheurs curieux questionnent Wâ sur ces allusions.

La grande richesse de la matière traditionnelle que maîtrise Wâ Kamissoko et la transcription directe de la forme très ondoyante et ramifiée que prend sa récitation font qu’il serait probablement ardu de suivre le fil du récit pour quelqu’un qui ne connaît encore rien à la trame générale de l’épopée ou à ses grands personnages. Il faut par ailleurs accepter de ne pas saisir tout de suite tous les noms ou tous les détails, et ne pas hésiter à recourir à l’index, à la table des matières ou aux cartes pour s’orienter dans le récit et les nombreux noms propres.

Au prix de cet effort, j’ai pu découvrir une épopée largement aussi ample et grandiose que le faisait soupçonner le petit livre de Niane. Et cette épopée, portée par le griot virtuose et érudit qu’est Wâ Kamissoko, est à son tour un portail ouvert sur une littérature orale d’une richesse étourdissante. Le caractère foisonnant de La grande geste du Mali et le fait qu’il s’agit d’abord d’une publication scientifique pourront malheureusement décourager les lecteurs n’ayant que peu de temps ou d’énergie à consacrer à une telle lecture (à ceux-là, je recommande avant tout le livre de Niane ou d’autres versions courtes comme on peut en trouver aussi dans des collections pour la jeunesse). Mais toute personne passionnée par les mythes et les légendes, et/ou toute personne disposant d’un bagage d’études suffisant pour avoir pris l’habitude de lire des ouvrages de sciences humaines ou des textes issus de cultures et d’époques différentes, ne peut qu’avoir envie de s’y plonger.

Pour aller plus loin

Que lire une fois que vous aurez fait ce beau voyage qu’est La grande geste du Mali, voire avant ou pendant que vous l’entreprendrez, si vous avez besoin d’aller mettre le nez ailleurs pour trouver des renseignements supplémentaires ? Le livre lui-même, avec ses riches bibliographies, foisonne de références utiles, mais voici quelques indications sur des livres où j’ai mis le nez et qui m’ont paru particulièrement bien pour découvrir ce domaine.

Sur le genre de l’épopée en Afrique noire, un livre incontournable est Les épopées d’Afrique noire, par Lilyan Kesteloot et Bassirou Dieng (deux africanistes, la première belge, le second sénégalais), paru également chez Karthala, en 1997. Ce livre est avant tout une anthologie destinée à présenter les principales épopées connues dans les différentes régions d’Afrique noire, via des textes de présentation et un choix d’extraits. Mais l’introduction générale qui en occupe le début constitue en elle-même une synthèse passionnante sur le genre de l’épopée en Afrique, sa définition, ses spécificités par rapport aux épopées des autres continents, les grands ensembles et leurs différences selon les régions d’Afrique, etc. Entre cette introduction et la présentation de l’épopée de Soundiata, il y a de quoi répondre à beaucoup des questions qu’on peut se poser quand on découvre les épopées orales noires-africaines.

Sur la littérature africaine plus en général (traditionnelle mais pas seulement orale), vous pouvez aller voir par exemple du côté des livres de Jacques Chevrier, comme L’Arbre à palabres. Essai sur les contes et les récits traditionnels d’Afrique noire, paru en 1986, qui est à la fois un essai et une anthologie des littératures traditionnelles africaines. Il a publié depuis deux livres sur les littératures francophones d’Afrique noire.

Sur l’épopée en général dans le monde, il y a l’anthologie d’Ève Feuillebois-Pierunek, Épopées du monde. Pour un panorama (presque) général, parue chez Garnier dans la collection « Classiques » en 2011 (une collection hélas chère : là aussi, n’hésitez pas à chercher en bibliothèque !). Vous aurez la certitude d’y faire des découvertes complètes, et vous y trouverez aussi posés les principaux problèmes de définition d’un genre épique qui dépasserait les différences entre cultures au niveau même plus d’un ou deux continents mais du monde entier.

Sur la charte du Manden ou charte de Kouroukan Fouga et les autres textes juridiques traditionnels ouest-africains mentionnés dans l’épopée de Soundiata, vous pouvez aller voir le billet que j’avais consacré à La Charte de Kurukan Fuga. Aux sources d’une pensée politique en Afrique, ouvrage collectif paru en 2008 chez l’Harmattan, inégal et pas conçu pour la découverte, mais qui peut être utile.

Sur la postérité récente de l’épopée de Soundiata, dont plusieurs écrivains ont réalisé des réécritures et qui reste une référence importante dans les littératures et les arts ouest-africains, je vous renvoie à l’article de Wikipédia, qui donne quelques références de livres et de films.

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